Sense 8 – Connecting People

Sense 8 – Connecting People

Pour être honnête, je n’ai pas franchement de passion pour l’univers de Lana et Andy Wachowski. Si comme tout le monde, je garde un souvenir ému des Matrix, je m’étais en revanche endormie devant Cloud Atlas, trop lent, trop méta-chiant. Et pour leur reste, je suis persuadée qu’un space-opera avec Channing Tatum n’est pas nécessaire. Mais je dois avouer que ce petit Sense 8 passe CREME.

L’intrigue ?

8 personnes à travers le monde se retrouvent soudainement connectées de manière sensitive et émotionnelle. Sans s’être jamais vu, ils peuvent ressentir au même moment l’odeur de la pluie à Berlin, la chaleur de Bombay, la douleur ou la joie d’un des personnages. En plus, ils peuvent aussi se rendre visite, s’entraider, s’embrasser et coucher ensemble.

Mais comme vous le savez, tout n’est pas rose dans ce bas monde, et ils doivent aussi échapper au Docteur Whispers, un autre « sensitif » qui cherche à les arrêter et à leur ouvrir le cerveau.

Qui est qui ?

• Litto, l’acteur mexicain qui sent bon la testostérone mais qui assume peu son homosexualité ;
• Caphaeus, un chauffeur d’autocar de Nairobi qui a deux passions : sa mère et Jean-Claude Van Damme ;
• Kala, une scientifique indienne qui hésite à épouser son boss millionaire ;
• Wolfgang, un cambrioleur de Berlin Est qui murmure à l’oreille des coffres forts ;
• Nomi, une hackeuse de San Francisco qui avant s’appelait Michael ;
• Will, un bon flic à l’américaine ni trop méchant ni trop intéressant ;
• Riley, une islandaise qui pleure beaucoup trop ;
• Sun, une coréenne de Séoul qui va t’apprendre le respect.

Photo @dailymars

Photo @dailymars

Pourquoi c’est bien ?

Si l’intrigue est parfois assez complexe, elle se dénoue rapidement pour peindre des scènes belles et particulièrement intenses. Je pense notamment à la scène de l’orgie où tous les personnages se retrouvent connectés par l’intensité du désir de Nomi et Litto pour leurs partenaires, mais aussi à celle dans l’opéra de Reijavik, où tous les personnages revivent l’un après l’autre leur propre naissance se laissant porter par l’émotion de Riley et la puissance symphonique qui les entoure.

J’aime bien le mélange philosophie, politique, gender-study et science-fiction avec pour trame de fond l’éternelle question : qu’est ce qui fait de nous des êtres humains ? Pour initier cette discussion passionnante, les Wachowski ont crée des personnages au final assez stéréotypés, pour dessiner ce lien qui nous relie irrémédiablement aux autres, malgré nos différences. Et c’est putain de beau.

Le mot de la fin ?

“If the Wachowskis set themselves the task of making a sci-fi show that was emotionally mature, sexually fluid, that asked questions about faith and power and identity then they should give themselves a gold star.”

The Guardian

Première saison disponible sur Netflix – Deuxième saison prévue à l’été 2016. D’ailleurs c’est même les acteurs qui ont annoncé la bonne nouvelle :

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